Historique

En 1877, arrive sur le siège épiscopal d’Aire un évêque venu du Nord, originaire de Templeuve. Mgr Delannoy, homme du Nord, avait la nostalgie des carillons de sa Flandre natale. En effet, la Belgique et le Nord de la France s’honorent de posséder les plus beaux carillons. Il considérait que l’église de Buglose était le plus beau fleuron de son diocèse. Il fit donc construire deux tours : la tour nord, pas très haute, massive et carrée ; et la tour sud, très haute, à trois étages. Les historiens connaissent l’acharnement que mit cet évêque ainsi que le supérieur des Missionnaires, pour obtenir un carillon. Les longues et fréquentes correspondances avec la fonderie Paccard d’Annecy-le-Vieux en témoignent.

Le 8 septembre 1894 eut lieu la bénédiction des 4 premières cloches. Quatre cloches, ce n’est pas encore un carillon. Le 8 septembre 1895, un an plus tard, eut lieu la bénédiction de 19 nouvelles cloches. Ajoutées aux 4 premières de l’année précédente, ce fut donc l’inauguration d’un carillon de 23 cloches, doté dés l’origine d’un clavier singulier, inventé par le chanoine Maisonnave, nommé « la Machine à Carillonner ». Celle-ci a été présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

Le bourdon a été installé en 1901. Il pèse 2100 kg et donne le Do. Les cérémonies d’installation et de bénédiction ont duré deux jours : 9 et 10 mai 1901.

Les autres cloches seront commandées au fur et a mesure que l’on trouvera des fonds nécessaires. Par la suite il y aura deux ou trois autres arrivages. Durant l’été 1923, il en arrive encore 3 parmi les plus grosses, fondues dans les ateliers de la Maison Dancausse à Tarbes. Enfin, en 1925, 31 nouvelles petites cloches complètent le carillon qui en compte 60 en tout.

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(suite) La Machine à carillonner

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